Le blues est le feu sacré
qui brûle en moi
Le blues et moi, c’est une histoire qui a commencé très tôt. Gamin, j’économisais mon argent de poche pour m’acheter des disques de blues. C’était instinctif. Une évidence.
Mon enfance a été marquée par le mouvement permanent, les déménagements, les changements, les nouveaux décors. Ville après ville, j’ai découvert d’autres ambiances, d’autres visages. Ces transitions ont été le terrain d’entraînement idéal pour la vie que j’allais mener, et m’ont ouvert à d’innombrables rencontres musicales.
À 14 ans, je monte sur scène pour la première fois. Une révélation. Je n’ai jamais arrêté depuis. J’ai joué avec plusieurs groupes, rejoint différents projets, et en 2000, j’ai fondé Walking Blues, mon premier groupe. En 2003, je sors mon premier album solo. L’année suivante, le Nico’ZZ Band voit le jour.
Mon style ? Le blues, bien sûr, fusionné avec du groove, du funk, du R&B, du reggae et du rock. En 2006, je pars à Chicago enregistrer mon troisième album aux RAX TRAX Studios — une expérience forte, qui a marqué un tournant.
À partir de 2013, de belles collaborations voient le jour : Donald Kinsey (Bob Marley, Peter Tosh, Albert King), LeBurn Maddox, Tim Austin Mitchell, Sir Waldo Weathers (James Brown)… des musiciens que j’ai eu l’honneur et le privilège d’accompagner, sur scène, en studio ou en tournée, en France comme à l’étranger.
Et puis il y a les histoires qui durent. Comme celle avec David Briot, à qui je dois tant. Nous avons continué à collaborer au fil des années, tout récemment encore sur le single It Hurts So Good, produit par Donald Kinsey — un avant-goût de l’album à venir.
Jouer, danser, chanter le blues, c’est pour moi la force d’une prière. La liberté… La musique est sacrée. Et l’histoire continue.







